Pour m'être rendu sur place, au lendemain de la nuit tempêtueuse du 9 au 10 février dernier, je puis vous dire qu'encore une fois, le petit bois de Trousse Chemise, rendu célèbre par la chanson de Charles Aznavour, a "dérouillé". De violents coups de vent enregistrés cette nuit là, conjugués au déferlement des vagues d'une forte marée (coefficient supérieur à 100), ont continué leur travail de sape et d'attaque du cordon dunaire.
Adieu chêne vert on t'aimait bien tu sais !
En plus des pins maritimes, maintenant c'est aussi au tour des chênes verts de se retrouverallongés sur la plage, les racines nues en l'air.
la plage de Trousse Chemise, au lendemain du second coup de tabac du début de cette année 2009
bonjour les dégâts!
La plage de Trousse Chemise ressemblait plus à un champ de bataille qu'à une plage, au lendemain de ce second coup de tabac, le premier de l'année ayant eu lieu du 23 au 24 janvier dernier.
à la jonction du bois et de la plage...
J'ai pu constater que dans les endroits situés à la jonction du bois et de la plage, la mer était entrée dans la forêt. Enlissant le sable et encouchant les herbes sur son passage, elle a laissé ses traces et déposé du sel qui s'infiltre dans le sol et tel un poison, petit à petit, tue les racines des arbres.
le sel détruit le système radiculaire et les arbres meurent debout
puis se couchent...
Lesquels arbres meurent de faim debout, avant que leurs squelettes ne soient abattus par les rafales de vent, lors des tempêtes hivernales et reposent sur la laisse de mer.
no comment !
L'érosion marine contraint la forêt au recul et sur une longueur de 200 mètres environ, l'océan reprend bon an, mal an, au minimum, 30 mètres de lisière au petit bois de Trousse Chemise. Sa progressiona de quoi inquiéter, d'autant que dès que le cordon dunaire est atteint, ce qui est le cas, le phénomène s'amplifie. Pourtant, depuis plusieurs années, la préservation de ce site qui appartient au patrimoine de l'Île de Ré, est à l'ordre du jour.
Des brise-lames ont été érigés pour essayer de contenir les morsures de l'océan. Mais il semble bien difficile de s'opposer efficacement à la reconquête par la mer, de ce site au nom célébrissime, fut-il un bois témoin d'ébats amoureux, chantés par Charles Aznavour. Nul doute qu'au train où vont les choses, les poètes et les amoureux devront, un jour ou l'autre, trouver un autre petit bois, pour y "conjuguer le verbe aimer son prochain".
Pich
PS: pour voir plus de photos, cliquez sur mon Album photos "Trousse Chemise".
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en vendée, ils ont trouvé comment faire "avancer" la plage, donc c'est la mer qui recule<br />
la méthode ? très simple, mais onéreuse !<br />
il suffit de "drainer" la plage, comme un terrain de football !<br />
l'eau s'infiltre dans les canalisation et retourne à la mer, et à chaque vague, le sable se dépose sur la plage<br />
donc à terme, mais c'est très rapide, la plage gagne sur la mer<br />
parlez en aux politiques<br />
avec leur grande gueule, et yaka fautkon !<br />
amener leur la solution ! et exiger !<br />
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Quel désastre !! Moi qui au fréquenté pendant des années, l'Ile d'Oléron (qui a dû subir le même sort) et de temps à autre l'ile de Ré, je trouve tout ça très affligeant...J'espère que les dégâts pourront être effacés pour ce qui est possible, car je sais bien que pendant des décennies, on verra encore les traces de ces ravages..à bientôt, amicalement :0123: