Il y a une semaine, le Prix de Cornulier, championnat du monde des trotteurs montés, était remporté pour la première fois, par une femme jockey, Céline Leclercq, en selle sur Malakite, une jument entraînée par Guy Verva.
Malakite, montée par Céline Leclercq
Dimanche dernier, toujours dans le temple du trot de Vincennes, avait lieu le Prix d'Amérique, championnat du monde, toujours des trotteurs, mais à l'attelé.
Meaulnes du Corta drivé par Franck Nivard Comme l'année dernière, c'est un cheval entraîné par Pierre Levesque qui a remporté cette prestigieuse épreuve, à la seule différence près, que le vainqueur Meaulnes du Corta, était drivé par Franck Nivard.
Pierre Levesque pilotait Offshore Dream, le vainqueur de l'année dernière, qui termina sixième. Quant à Meaulnes du Corta, l'année dernière, il avait été distancé, alors qu'il luttait pour les places dans la ligne d'arrivée. Mais cette année, il a pris une éclatante revanche. Cela me fait vraiment plaisir, que ce soit encore l'entraînement de Pierre Levesque qui ait été à l'honneur. C'est en grand champion que Meaulnes du Corta a remporté la 87ème édition de ce Prix d'Amérique, réalisant un chrono de 1'12"5 sur les 2700 mètres de la grande piste. Et, pour peu que ces deux derniers lauréats ne connaissent pas de problèmes de santé, il seront certainement au départ de la prochaine édition.
Pierre Levesque, qui est dans le métier depuis plus de 25 ans, n'avait que 6 ans lorsque son grand-père, Henri Levesque, remporta son unique Prix d'Amérique, en 1967, avec la célèbre jument Roquépine.
J'ai toujours aimé les chevaux et j'ai connu, à un moindre niveau, les joies que peuvent apporter les succès de chevaux dont on a été propriétaire, ou éleveur, ou les deux. J'ai connu aussi les soucis qui vont avec. Une médaille a toujours son revers. Mais, n'ayant pas souhaité mourir complètement idiot ou plein de regrets, j'ai toujours essayé de faire des choses passionnantes. Même si ce ne fut pas toujours facile...
C'est ainsi que dans les années 80, je m'intéressai de plus près aux trotteurs. Je fis tout d'abord l'acquisition d'Olibrius, un mâle qui était encore foal. Je finis de l'éléver chez moi à la campagne, puis il partit chez un entraîneur pour le débourrage.
Olibrius remportant à Paray-le- Monial, le Prix de Bad Durkeim,
Ce ne fut pas un crack, mais j'eus quand même la satisfaction de le voir finir second à La Capelle et gagner à Paray le Monial.
Après cette première expérience, je me rendis vite compte, que ce qui me plaisait le plus en fait, c'était d'être au contact des chevaux, de les nourrir, de les soigner, de les élever quoi. J'achetai une poulinière pleine, qui mit au monde, un joli petit poulain, que j'appelai Rocco Boy.
Rocco au premier plan avec sa mère
Rocco-Boy ne fut pas un trotteur précoce. Qualifié à l'âge de 3 ans il ne commença à courir qu'à l'âge de 4 ans. Il lui fallait deux ou trois courses pour pouvoir retrouver la forme. Après quoi, il était régulièrement placé ou gagnant.
Rocco-Boy(N°3) remportant le Grand Prix du Courrier Picard
sur l'hippodrome d'Amiens, sur le pied de 1'15"
Le 11 août 1990, le poulain que j'avais élevé, remporta en nocturne le Grand Prix du Courrier Picard, sur l'hippodrome d'Amiens. Ce fut un moment agréable. Pour moi, ce fut un peu comme si le poulain que j'avais élevé, venait de remporter un petit "Prix d'Amérique".
Pich