Photos de Île de Ré, de la mer,des bateaux, des compétitions de voile,des voiliers, des skippers, de la pêche sous-marine,du bord de mer et des plages
Plates au mouillage, plage du Béchet à Saint-Briac et de droite à gauche,
mes deux soeurs et moi, coiffé d'un béret
Quand je vis le jour le 2 mars 1942, le nom de famille de ma mère devint mon prénom. Puis, dans les cinq années qui suivirent, deux soeurs vinrent rejoindre l'aîné que j'étais.
Le foyer familial comptait désormais cinq âmes, bien que le médecin de famille eut conseillé à ma mère, après la naissance de la première de mes soeurs, de ne plus avoir d'enfant. Je me souviens bien, qu'après la naissance de ma seconde soeur en 1946, maman fut, de plus en plus souvent, absente de sa classe. L'Education nationale dut d'ailleurs pourvoir à son remplacement.
Maman obtint pour la énième fois une nouvelle mutation, toujours pour raison de santé. Toute la famille déménagea pour aller s'installer au bord de la mer à Saint-Briac en Ile et Vilaine, à l'école des filles. Ce devait être en 1949.
Nous avions effectué le voyage avec l'automobile de mes parents, une Rosengart LR 500. Partis très tôt le matin de Bourgogne, nous arrivâmes en fin de journée sur la Côte d'émeraude où, pour la première fois, je découvris la mer.
Quelle émotion, mais aussi, quel bonheur!
Pour la première fois également, et durant toute l'année scolaire, je n'eus plus ma mère pour institutrice, mais un maître d'école.
Mon père trouva une place de vendeur de fromages. Avec sa voiture, il alimentait les épiceries, principalement en gruyère, dont il avait toujours plusieurs meules en stock. Il les débitait au fur et à mesure de la demande. Sa clientèle exerçait à Dinard et à Saint-Malo.
Le reste de son temps libre, mon père le consacrait à la chasse et à la construction de son bateau.
Il avait installé son chantier naval sous le préau de l'école où il construisait, tout seul, une plate, petite embarcation typique qu'utilisaient les pêcheurs locaux. Il lui fallut plusieurs mois, pour en achever la construction.
Avant de procéder à sa mise à l'eau, mon père la baptisa " La Marie-Renée", prénoms de ma mère et la mit au mouillage, à la plage du Béchet à Saint-Briac.
Pich